Un camp de surf réservé aux femmes à San Juan del Sur

Au Nicaragua, Chicabrava, un camp de surf réservé aux femmes, fait plus qu’enseigner ce sport: il aide à changer les mentalités locales, une petite fille à la fois.

Elles sont une poignée, Isleny, Odalis, Ileana, Daliana, âgées de 9 à 11 ans, rassemblées dans la cour d’école grande comme un carré de sable. Excitées, ces Nica­ra­guayen­nes me parlent toutes en même temps en anglais et en espagnol.

Filles qui font du surf au Nicaragua

Photo: Jean-Yves Girard

« Que voulez-vous devenir, plus tard ?

– Ingénieure ! Styliste ! Médecin ! Astro­nome ! Moi aussi, astronome ! »

Filles qui font du surf au Nicaragua

Photo: Chicabrava

Leurs yeux brillent comme des étoiles, surtout quand il est question de surf : « Oui, on aime ça ! » Et c’est l’hystérie quand elles apprennent que je viens du Canada : « Justin Bieber ! » crient-elles.

Que la Biebermania ait atteint les plages idylliques de San Juan del Sur n’a rien d’étonnant. Par contre, l’engouement de ces écolières pour le surf – un sport encore récemment réservé aux hommes dans ce pays où les traditions ont la vie dure – est une minirévolution.

La responsable de ce petit pas dans la progression des mœurs locales s’appelle Annaleigh Jaildagian, elle-même le ­prototype de la surfeuse californienne – bien que née en Floride. Cette grande blonde de 26 ans est coordonnatrice de Chicabrava, un camp de surf pour femmes créé par une autre Américaine, Ashley Blaylock (voir l’encadré Chicabrava, c’est quoi ?), qui s’était promis de redonner à la communauté. Laquelle en avait bien besoin.

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