Rubén Dario, le plus connu des poètes nicaraguayens

Résumé

Un poète nicaraguayen ? Rubén Dario bien sûr !

Rubén Dario est un génie qui « révolutionna » la poésie. Il publie ses premiers poèmes à 12 ans ( « La Fé », « Una Lágrima » et « El Desengaño ») et est déjà reconnu dans toute l’Amérique latine en 1888 avant de publier à l’âge de 20 ans le recueil « Azul » qui lui vaudra une renommée internationale.

 

Biographie succincte

Le poète nicaraguayen Rubén Darío est né Félix Rubén García Sarmiento, à Metapa (aujourd’hui Ciudad Darío, au Nicaragua) le 18 janvier 1867. Il vécut au Salvador et au Chili où il fut journaliste. Il y publie Azul(1888), recueil poétique qui lui vaut la reconnaissance du grand public et celle des écrivains espagnols, suivi, en 1896, de Proses profanes et autres poèmes. Il voyage et séjourne en Europe, en particulier à Paris. Considéré de son vivant comme le chef de file du modernisme, il est aujourd’hui unanimement reconnu comme l’une des principales figures de la poésie de langue espagnole du XXe siècle. À côté de ses poèmes, il a écrit de très beaux portraits d’écrivains, des récits de voyages, deux romans (dont l’un est inachevé), une autobiographie et quelque quatre-vingt contes. Il est mort le 6 février 1916 à Léon (Nicaragua)

Plus d’informations sur Rubén Dario ? Consultez l’article Wikipédia.

 

Quelques poèmes

XXV
Mélancolie

A Domingo Bolivar

Frère, toi qui possèdes la lumière, dis-moi la mienne.
Je suis comme un aveugle. Je vais sans but et je marche à tâtons.
Je vais sous les tempêtes et les orages
Aveugle de rêve et fou d’harmonie..

Voilà mon mal, Rêver. La poésie
Est la camisole ferrée aux mille pointes sanguinaires
Que je porte en mon âme. Les épines sanglantes
Laissent tomber les gouttes de ma mélancolie.

Ainsi je vais, aveugle et fou, par ce monde amer ;
Parfois le chemin me semble interminable,
Et parfois si court…

Et dans ce vacillement entre courage et agonie,
Je porte le fardeau de peines que je supporte à peine.
N’entends-tu pas tomber mes gouttes de mélancolie. ?

Rubén Darío, Azul, suivi d’un choix de textes, traduction de Jean-Luc Lacarrière, préface de Philippe Ollé-Laprune, José Corti, 2012, p. 249

 

XIV
Le sonnet de treize vers

D’une juvénile innocence
Que conserver sinon le subtil
Parfum, essence de son Avril,
La plus merveilleuse essence !

Pour lamenter ma conscience
Dans un ivoire sonore s’est figé
un conte des Mille et
Une nuit de mon existence

Shéhérazade s’est assoupie…
Le Vizir est reste pensif….
Dinarzade a oublié le jour

Or l’oiseau bleu est revenu….
Mais…
Néanmoins
A la condition…
Que

Rubén Darío, Azul, suivi d’un choix de textes, traduction de Jean-Luc Lacarrière, préface de Philippe Ollé-Laprune, José Corti, 2012, p. 236 

 

Source des poèmes traduits : Poezibao

 

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