1821-1927 : L’indépendance

 Indépendant le 15 septembre 1821, le Nicaragua est annexé comme tous les pays d’Amérique centrale par le Mexique d’Agustin Iturbide en mai 1822, se fédère au sein de la République fédérale d’Amérique centrale en 1824 et, lorsque celle-ci se disloque en 1938, devient réellement indépendant. Alors que la zone du Pacifique er une grande partie du centre avaient été, depuis la conquête, sous domination espagnole, la région atlantique subissait la présence de l’Angleterre, laquelle se prolongera jusqu’à la fin du XIXème siècle et se traduira par la conclusion de plusieurs traités de protectorat avec, entre autre, les Indiens Miskitos [peuple indigène de la côte atlantique].

L’indépendance acquise, les oligarchies des deux villes rivales, Leon (libérale) et Granada (conservatrice), se disputent le contrôle du pays, provoquent une série de guerres civiles qui retardent le développement de la nation. Le conflit sera réglé ultérieurement et de façon artificielle par le choix d’une capitale neutre : Managua.

Après un premier débarquement de marines en 1853, destiné « à protéger la vie et les intérêts des citoyens américains », les États-Unis reconnaissent dès 1856 la conquête du pays par un de leurs ressortissant, le flibustier William Walker, qui rétablit l’esclavage et se proclame président du Nicaragua.

Défait et fusillé, le général José Santos Zelaya, dictateur libéral, nationaliste, prend le pouvoir en 1893, annexe la côte atlantique, exproprie certains intérêts étrangers, entreprend de créer une armée moderne et a le tort de rejeter une proposition des États-Unis qui lui offrent une aide en armement en échange d’une garantie pour le percement d’un canal reliant l’Atlantique au Pacifique, et la construction d’une base militaire dans le golfe de Fonseca. La rupture est consommée lorsque Zelaya, s’adressant à des bureaux d’études allemands et japonais, étudie la possibilité de percement du canal sans la collaboration des Yankees.

[Les États-Unis aident les conservateurs à déposer Zelaya et le remplacent par Adolphe Diaz en 1909. Les libéraux provoquent une guerre civile. Adolphe Diaz demande l’intervention des marines qui matent la révolte en 1925. La lutte reprend entre libéraux et conservateurs en 1926 et le général à la tête de l’armée se rend le 12 mai 1927]

 

Je ne saurais raconter mieux l’histoire du Nicaragua que ne l’ont fait de plus brillant chercheurs. Ce texte est extrait du très bon livre de Maurice Lemoine, les 100 portes de l’Amérique latine, Autrement, 1989 (article sur le Nicaragua)

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