1979-1990 : La révolution Sandiniste (2/2)

La révolution sandiniste reste gravée dans l’esprit de tous les habitants du Nicaragua. Elle correspond non seulement à la mise en place d’un gouvernement démocratique mais également aux dix années qui ont suivi_: entre guerre civile, campagne d’alphabétisation, reprise des terres aux grands propriétaires fonciers, etc.


Les sandinistes ont hérité d’un pays en ruines avec une dette de 1,6 milliards de dollars, plus de 600 000 personnes sans logement et des infrastructures économiques dévastées. La première tâche fut de mettre en place une « Junte gouvernementale de reconstruction nationale » qui assume le pouvoir en attendant de pouvoir organiser des élections libres.

Le programme du FSLN est lancé. Expropriation de la famille Somoza et d’autres grands propriétaires, nationa-lisation des mines, de la pêche et des diverses ressources naturelles, abolition de la torture et de la peine de mort, protection des libertés démocratiques, égalité des femmes, réforme agraire, nouvelle constitution.

Une campagne d’alphabétisation est lancée. Pendant cinq mois, 60 000 nicaraguayens ont vécu dans les zones rurales du pays pour apprendre à lire et à écrire à plus de la moitié de la population pauvre. La campagne permis de réduire le taux d’analphabétisme de 50 % à 12%.
En 1984, des élections libres sont organisées. Daniel Ortega, du FSLN, est élu avec 63% des suffrages.
L’administration Reagan ne reconnaît pas ces résultats et lance un embargo sur le pays. Une guerre civile est organisée par les nicaraguayens pro-Somoza (appelés les Contras). Pendant six ans, le FSLN tentera de développer ses réformes malgré les problèmes économiques et la guerre civile. Il mettra en place un « service militaire obligatoire », fortement décrié, pour se battre contre les Contras.

En 1990, Violeta Chamorro est désigné comme la candidate libérale d’une coalition de 14 partis d’opposition, soutenue par les États-Unis. Sur un programme de « concordance nationale » et de suppression du service militaire obligatoire, elle est élue, ce qui met fin à la guerre civile et à l’embargo des États-Unis.

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